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« Ni Hamdeen ni Sissi… Moi, je vote pour al-Spacey »

17 Mai

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Le maréchal à la retraite Abdel Fattah al-Sissi ne devrait pas se reposer sur ses lauriers de si vite. Si ce n’est pas Hamdeen Sabbahi, le « fils de fermiers », qui lui fera compétition lors de l’élection présidentielle les 26 et 27 mai, un autre candidat, venu tout droit de Hollywood, commence à voir sa côte monter en Égypte. À en croire une campagne lancée il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, les internautes voteraient sans hésiter pour l’acteur américain Kevin Spacey qui, après avoir interprété le politicien carriériste Francis Underwood dans la série « House of Cards », s’apprête à endosser le rôle du raïs en Égypte.

Dans cette campagne parodiant la présidentielle, les internautes ont partagé plusieurs images appelant à l’élection du comédien américain et accompagnées des slogans « Vive l’Égypte ! » et « Spacey président ». Sur Twitter, l’appui au candidat-star est retentissant : « Ni Hamdeen ni Sissi… Moi, je vote pour al-Spacey », écrit @MalakBoghdady. « Mauvais, pour le bien commun. Spacey président », twitte pour sa part @gonzothegreat89, faisant référence au slogan de la série télévisée « House of Cards », qui ment en scène le politicien machiavélique prêt à tout faire pour devenir l’homme le plus puissant du monde.

Selon la chaîne al-Arabiya, ce n’est pas la première fois que l’acteur américain se mêle de politique égyptienne. En février 2011, en pleine révolution contre l’ancien raïs Hosni Moubarak, Kevin Spacey était sur le tapis rouge, à Berlin, lorsqu’il a exprimé son soutien aux manifestants : « C’est très excitant d’être ici, mais il n’y a rien de plus excitant ce soir que ce qui se passe en Égypte. »

Au Liban, suite à l’annonce des fiançailles de l’avocate libano-britannique Amale Alameddine avec le célèbre acteur George Clooney, plusieurs internautes avaient appelé à l’élection de la star hollywoodienne à la tête de l’État libanais, question de briser l’engrenage du jeu politique actuel. Un engrenage qui nous rappelle ô combien la politique dans ce coin du monde manque cruellement de glamour…

Quand Marine Le Pen s’invite aux élections du Québec

15 Mar

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Alors que le Québec, en pleine tourmente autour de la « charte de la laïcité », se prépare à la tenue des élections provinciales, un candidat du parti souverainiste a suscité un tollé il y a deux jours après la découverte d’une photo anti-islam publiée sur sa page Facebook. La photo, qui a fait le tour de la Toile canadienne, représente une femme à moitié nue faisant le doigt d’honneur avec la mention « F**k Islam ». Face à la vague de protestation, Jean Carrière, du Parti québécois, s’est d’abord défendu de tout sentiment islamophobe, affirmant que sa page a été piratée. Sous la pression, il finit par en rajouter une couche en affirmant avoir publié la photo « il y a longtemps », expliquant avoir agi de la sorte en signe de soutien au mouvement féministe… Le candidat péquiste d’origine rwandaise aurait également ouvertement exprimé son soutien au parti français d’extrême droite, le Front national. « Vive Marine Le Pen », aurait-il écrit le 4 janvier 2014 dans un commentaire accompagné de la photo de la leader politique française (le texte et l’image ont été supprimés depuis).

Vendredi, Jean Carrière cède à la pression et annonce le retrait de sa candidature. Sur sa page Facebook, il profite de cette annonce pour s’emporter contre les médias : « Je vous annonce que je ne suis plus le candidat du Parti québécois (…). Je remercie également l’excellent travail des médias qui s’attaquent aux jeunes qui désirent servir sa nation. Quelle est la pertinence de tout ceci ? Se dire qu’on a réussi une bonne journée de travail, se dire que la vérité est sortie ? écrit-il. On m’a traité de xénophobe, de nègre de service, de raciste. Et pourtant je ne suis rien de tel, on a beau dire toute sorte de chose à mon sujet, mais moi je sais qui je suis », poursuit-il, expliquant avoir publié la photo controversée « par dégoût de certaines pratiques religieuses qui oppriment les femmes et les hommes ».

« Désolant », « inacceptable », « écœurant »… les réactions dénonçant les commentaires « racistes » de Jean Carrière se sont multipliées sur les réseaux sociaux. Sa page Facebook a été inondée de messages critiques de la part de Canadiens de toutes les origines. « Faut-il rappeler que même l’Église est contre les droits de la femme ? Le PQ est hypocrite, il est contre la religion des autres », affirme Jason Tremblay, accompagnant son message d’une photo coiffée de la mention « F**k Catholics ». « Avez-vous été éduqué ? Le respect et la tolérance ne vous ont pas été apprises ? Accepteriez-vous que je dise f**k les Noirs ? Au Québec, nous n’acceptons ni le racisme ni la discrimination envers les religions monsieur. Le peuple québécois exige des excuses sincères ! », lance pour sa part Mohammad Atmane. « C’est quoi ton problème « photo de féministe », je suis féministe et suis insultée par ton excuse. C’est une photo raciste! Assume-toi donc comme tu es ! » s’insurge enfin Mélanie RG.

Iran : une héroïne de BD pour succéder à Ahmadinejad ?

22 Mai
Zahra, candidate virtuelle à la présidentielle iranienne.

Zahra, candidate virtuelle à la présidentielle iranienne.

Le 14 juin prochain, 55 millions d’Iraniens seront invités à élire leur nouveau président. En lice pour le scrutin : 686 candidats, dont 30 femmes et… une héroïne de BD.
Zahra, 52 ans, est la première candidate virtuelle à se présenter à la présidentielle, lourde d’enjeux en Iran.
Dans sa déclaration de candidature, disponible sur le site de sa campagne vote4zahra.org, Zahra promet de défier le régime des mollahs et de travailler en vue d’un changement démocratique en Iran. « Aujourd’hui, nous sommes gouvernés par des clowns qui ont planté leur chapiteau sur la carcasse de notre pays, déclare Zahra dans son manifeste. Un vote pour Zahra est un vote pour un Iran qui refuse les exécutions, la peur et les mensonges. Un Iran où l’on vote pour la vie, l’amour et le rire. Plus que votre voix, je vous demande de m’accordez vos espoirs. »

C’est en 2009, à la suite des vagues de manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, que Zahra s’est fait connaître du public grâce au feuilleton graphique Zahra’s Paradise (Le Paradis de Zahra, en français), créé par Amir Soltani, un écrivain iranien exilé aux États-Unis. L’auteur y relate l’histoire d’une mère de famille, Zahra, qui recherche désespérément son fils, Mehdi, disparu lors des manifestations de 2009. Son histoire, bien que fictive, est inspirée de faits réels, assure l’auteur. Depuis sa parution en ligne, Zahra’s Paradise a été traduit dans une quinzaine de langues, dont l’arabe, le français et l’anglais.

"La cyberpolice a harcelé, torturé et assassiné des blogueurs, des journalistes et leurs familles. Et vous appelez cela des élections libres et justes?"

« La cyberpolice a harcelé, torturé et assassiné des blogueurs, des journalistes et leurs familles. Et vous appelez cela des élections libres et justes? »

« Zahra représente toutes les familles endeuillées en Iran, affirme Amir Soltani dans un communiqué annonçant la candidature de son héroïne. Elle s’est présentée sur la base des droits de l’homme. Elle s’est présentée au nom de son fils, Mehdi, afin que les futures générations puissent bénéficier des droits dont il a été privé. »

Selon l’auteur, le but de la campagne virtuelle de Zahra est de « créer un espace libre pour tous les Iraniens qui veulent combattre le régime islamique corrompu et criminel qui est basé sur le mensonge, la peur et la force ».

 "Les femmes ne peuvent pas se présenter à la présidentielle, alors qu'elles représentent la moitié de la population. Et vous appelez cela des élections libres et justes?"

« Les femmes ne peuvent pas se présenter à la présidentielle, alors qu’elles représentent la moitié de la population. Et vous appelez cela des élections libres et justes? »

« La candidature de Zahra est un défi symbolique contre la politique de notre gouvernement qui interdit aux femmes de se présenter à la présidentielle », affirme de son côté Firuzeh Mahmoudi, directrice du site d’opposition United for Iran, qui dirige la campagne de l’héroïne. « Zahra représente un Iran où les droits de l’homme et la démocratie sont respectés, où toutes les voix comptent, où tous les candidats qualifiés peuvent se présenter aux élections et où l’opposition n’est pas opprimée dans la violence », écrit-elle sur son site.
Zahra, tout comme le reste des Iraniens, attend toujours la décision du Conseil des gardiens de la Constitution, qui a déjà invalidé la majorité des candidatures enregistrées pour le scrutin. La liste finale est attendue jeudi.

Retenue ou pas, la candidature de Zahra a déjà attiré des milliers de supporters à travers le monde. Sur la page Facebook de l’héroïne, plusieurs personnes ont posté leur photo accompagnée du slogan : « J’ai le droit à des élections libres et justes, votez pour Zahra ! »

Une partisane de Zahra à Téhéran...

Une partisane de Zahra à Téhéran…

...un autre à Stockholm...

…un autre à Stockholm…

...et une dizaine à Paris.

…et une dizaine à Paris.

Seuls les catholiques sont autorisés à lire cet article

20 Fév
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Une illustration condamnant la loi orthodoxe, tirée de la page Facebook « Take Back Parliament »

Sarcasme, ironie, déception… À peine approuvé par les commissions parlementaires conjointes, le projet de loi électorale du Rassemblement orthodoxe a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. La plupart des internautes y ont vu un « grand pas en arrière » pour le Liban.
Ce projet de loi controversé prévoit notamment l’élection par chaque communauté de ses députés. Pour être officiellement adopté, il doit encore être soumis au vote au Parlement libanais.
« Nous venons d’inventer la machine à explorer le temps », ironise Dona-Maria Souhaid sur Twitter. « Imaginez si, aux États-Unis, les Noirs ne pouvaient voter que pour les Noirs et les Blancs ne pouvaient élire que des Blancs ! » s’insurge pour sa part Abdallah Fawzy. « Comment se fait-il qu’à Beyrouth, où est née la première école de droit dans l’histoire, ils n’ont pu trouver une meilleure loi que la loi dite orthodoxe ? », demande de son côté le blogueur Imad Bazzi. « Ils vont devoir effectuer des tests d’ADN maintenant pour vérifier les confessions, plaisante quant à lui Karl Sharro. J’espère qu’ils ne trouveront pas de traces de cheval chez certains de nos candidats. »

D’autres internautes ont déploré la « schizophrénie rampante » au Liban, une semaine à peine après la reconnaissance par la haute instance consultative du ministère de la Justice de la légalité du premier mariage civil contracté dans le pays. Pour sceller leur union civile, Khouloud et Nidal Darwiche ont dû rayer la mention de leur confession de leur état civil, une initiative désormais encouragée par plusieurs jeunes Libanais (sur le Web, du moins…). « Si tous les Libanais décident de rayer la mention de leur communauté, il ne restera plus personne pour voter », remarque Carol Malouf sur Twitter. « Cette loi me donne envie de devenir athée », lance pour sa part Ramzi Komati.

Illustration tirée de la page Facebook de Said Francis.

Illustration tirée de la page Facebook de Said Francis.

Certains internautes ont également appelé leurs compatriotes à se convertir au judaïsme, étant donné que selon la loi orthodoxe, les juifs sont les seuls autorisés à voter pour le candidat de leur choix – qu’il soit chrétien ou musulman – faute de sièges juifs au Parlement libanais…

Utilisant le hashtag (ou mot-dièse) #AgainstOrthodoxLaw (« Contre la loi orthodoxe »), beaucoup de Libanais en ont profité pour rappeler le fameux serment du journaliste assassiné Gebran Tuéni en faveur de l’unité des Libanais : « Nous jurons par Dieu tout-puissant de rester unifiés, chrétiens et musulmans, pour la défense du Liban. » « Tous nos martyrs qui se sont sacrifiés pour l’unité dans ce pays sont morts pour rien », se désole Hasan Shami sur son compte Twitter. « Gebran Tuéni doit se retourner dans sa tombe », écrit de son côté le blogueur Mustapha Hamoui.

Approuvé par la plupart des partis chrétiens, dont le Courant patriotique libre, les Kataëb et les Forces libanaises, ainsi que par le Hezbollah, le projet de loi controversé n’avait pas que des détracteurs sur les réseaux sociaux. « La loi orthodoxe est la seule loi qui respecte les droits des chrétiens », affirme Anthony Bou Abboud. Cette loi « empêche Saad Hariri et Walid Joumblatt de nommer les députés de leur choix, peu représentatifs du peuple, et c’est ce qui explique leur opposition », analyse pour sa part Jean Assy.

Un dessin de Maya Zankoul : "Le Liban, année 2113 : Nous avons décidé que vous ne pouvez voter que pour les candidats qui portent le même nom de famille que vous et qui aiment la couleur rouge. Sinon, vous ne pouvez pas voter."

Un dessin de Maya Zankoul : « Le Liban, année 2113 : Nous avons décidé que vous ne pouvez voter que pour les candidats qui portent le même nom de famille que vous et qui aiment la couleur rouge. Sinon, vous ne pouvez pas voter. »

Dans un billet publié mardi sur le blog « Beirut Spring », Mustapha Hamoui affirme que, contrairement à l’opinion généralement répandue, « les chrétiens ne représentent pas la seule minorité qui soit persécutée dans la région ». Selon lui, l’adoption de la loi « orthodoxe » met sous les feux des projecteurs une autre minorité tout aussi persécutée et privée de ses droits civils : « Je parle ici des laïcs, des athées, des agnostiques, et des personnes qui n’aiment pas être réduits à leur croyance religieuse, mais qui sont souvent forcés de s’enfermer dans un moule religieux qui ne les représente pas. » « Imposer le confessionnalisme aux laïcs et aux athées serait comme imposer la loi islamique aux chrétiens », souligne encore le blogueur libanais. L’opposition à la loi « orthodoxe » n’a rien à voir avec la politique (…). Il est grand temps que cette minorité persécutée s’émancipe pour faire entendre sa voix au Liban…

Et dire qu’il y a quelques jours les Libanais se délectaient d’un billet de l’ambassadeur britannique Tom Fletcher, dans lequel il rêve un Liban « nouveau », exempt de partis confessionnels, vivant en harmonie avec ses voisins et redevenu l’épicentre de la renaissance culturelle arabe. Ce Liban moderne et prospère serait dirigé par une femme et compterait une majorité de députés de moins de 40 ans, dont la plupart seraient d’anciens émigrés rentrés au pays pour remettre le Liban sur pied… Ce Liban-là, l’ambassadeur l’avait imaginé pour 2020.

Tom Fletcher (et les Libanais) peuvent encore rêver…

L’Egypte rêvée des salafistes

25 Jan

Capture d’écran du clip promotionnel du parti al-Nour.

À tous ceux qui se demandent à quoi pourrait bien ressembler l’Égypte sous la direction des salafistes, le parti al-Nour s’adresse à vous. Dans une série de vidéos diffusée sur YouTube, le parti salafiste d’Égypte tente de rassurer les sceptiques en présentant leur vision de la nouvelle Égypte post-Moubarak. Dans l’un de ces clips (voir ci-dessous), on voit des fillettes en robes blanches, les cheveux découverts, faire la ronde et jouer au ballon, tout en chantonnant un air joyeux dans un jardin public. À peine quelques secondes passées, apparaît un homme à la longue barbe fournie, assis sur un banc, en train de lire un journal. Soudain, l’une des fillettes en blanc interrompt son jeu et s’approche de lui pour parler… politique.

« Dis tonton, est-ce que c’est vrai ce que l’on dit, que le parti al-Nour va forcer les femmes à porter le niqab ? » lui demande-t-elle. « Non, bien sûr, ce n’est pas vrai, répond l’homme. Parce que notre religion est une religion de miséricorde. Celle qui veut porter le niqab, qu’elle le porte, et celle qui ne souhaite pas le porter, c’est son choix. Beaucoup d’ulémas lui donnent raison. »

« Est-ce que, comme dit maman, le parti al-Nour va les empêcher de travailler et les obliger à rester à la maison? » demande encore la fillette. « Non, ça ne va pas arriver, répond le salafiste d’un ton rassurant. Parce que les femmes constituent la moitié de la société. Mais on veut préserver leur dignité et leur offrir une atmosphère de travail convenable. Je veux que ta maman soit rassurée, parce que nous allons construire une nouvelle Égypte. »

La vidéo montre ensuite l’homme prendre la jeune fille par la main et l’emmener faire un tour de l’Égypte rêvée des salafistes : des écoles spacieuses et modernes, des hôpitaux équipés et une couverture médicale pour tous, un système de transport public confortable et propre… « On va créer des emplois pour nos jeunes et profiter des ressources de notre pays », promet le barbu. « Tonton, le parti d’al-Nour est le meilleur parti. Je dirai à maman de choisir al-Nour à partir de maintenant », conclut la fillette, l’air convaincue.

Connu pour son rigorisme social, son interprétation stricte et littérale de la tradition islamique, et l’exclusion éventuelle de toute autre approche idéologique et religieuse, le parti d’al-Nour a remporté 24 % des sièges au Parlement, élu pour rédiger la nouvelle Constitution égyptienne. La percée inattendue des salafistes lors des élections législatives égyptiennes alimente les craintes de voir le pays le plus peuplé du monde arabe devenir une théocratie fondamentaliste similaire à l’Iran ou à l’Arabie saoudite.
Des craintes que le parti islamiste ne parvient toujours pas à dissiper… Dans son clip promotionnel, destiné à redorer son image auprès de la gent féminine, le parti salafiste semble avoir raté son objectif : aucune femme n’apparaît dans la vidéo.

Sur Internet, la promo a été la cible des critiques des jeunes libéraux. « Ils prétendent respecter les droits de la femme alors qu’ils l’ignorent complètement dans cette vidéo », réagit Mona Hamzi sur Twitter. « Je fais quoi de mon diplôme de médecine moi ? » demande de son côté Asma Salam. « Ça veut dire quoi une atmosphère de travail convenable ? Il ne pouvait pas être un peu plus clair ? » lance Moez Gamal.
D’autres, plus satiriques, ont diffusé une parodie de la vidéo salafiste reprise par le site Mashallah News. « Le monsieur barbu devient un pédophile qui se fait passer pour le Père Noël, et ses sourires mielleux à la fillette prennent un tout autre sens », remarque le site.

« C’est bien joli de rire des salafistes, réagit sur sa page Facebook le commentateur radio Ahmad el-Esseily. Mais, à vrai dire, ce genre de blagues ne mène à rien. Au contraire, elles ne font que compliquer la situation (en Égypte). »
Un avis que partagent beaucoup d’internautes : « Les uns veulent que ma mère enlève son hijab, les autres veulent lui faire porter le niqab… N’y a-t-il pas un parti qui voudrait bien laisser ma mère tranquille ? » écrit de son côté Elham Mabrouk qui se présente comme un « simple citoyen égyptien qui n’aime pas les salafistes mais qui croit en Dieu ».

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