Obama, la « cool » attitude

28 Mar

En 2008, il était le candidat du « changement » et de « l’espoir » pour les Américains. En 2012, il joue la carte du président « cool », détendu, moderne…

Alors que les républicains se déchirent en pleine campagne présidentielle, Barack Obama, lui, peaufine son image de star, sur Internet et en live. En plus de son charisme, de son sens de l’humour et de ses habiletés politiques, le président de la première puissance mondiale mise surtout sur sa qualité d’homme « ordinaire ». Un homme qui, comme 52 % des Américains, possède un compte sur Facebook. Un homme branché qui blogue, souhaite une « bonne Saint-Valentin » à sa femme sur Twitter, partage sa playlist musicale sur Spotify, publie ses photos sur Instagram, diffuse une vidéo de lui-même jouant avec un canon à marshmallows

Une stratégie si bien ancrée dans les réseaux sociaux que chaque geste du 44e président des États-Unis, spontané soit-il ou très bien calculé, devient un buzz immédiat sur le Net.

Le dernier exemple en date, une vidéo du président Obama au cours d’une visite au Prince George Community College de la ville de Largo, dans le Maryland, le 15 mars. Stephon, un jeune sourd-muet de 26 ans, était à deux pas de Barack Obama qui était occupé à saluer la foule venue le voir. Lorsque le président le regarde enfin, Stephon lui confie en langage des signes : « Je suis fier de vous. » Sans hésitation, instinctivement presque, Obama le remercie… dans le même langage. « C’est un de ces moments qui humanisent la présidence des États-Unis », écrit le site Distriction.com qui a rapporté l’histoire.

Le même jour, Stephon diffuse une vidéo dans laquelle il détaille avec émotion la scène qu’il « n’oubliera jamais ». « Je regrette de n’avoir pas réussi à mieux filmer ma rencontre avec Obama. (…) Je n’arrive pas à croire qu’il ait compris ce que je lui ai dit en langage des signes ! Juste après m’avoir remercié, il a souri à une femme, également sourde, qui lui a dit “Je vous aime”. Lorsqu’il m’a serré la main, je n’ai pas senti qu’il était quelqu’un de supérieur à moi. Il était très humble. Je suis vraiment très impressionné par lui et je suis sûr qu’il sera réélu. Ouais, je me sens plus en sécurité en l’ayant (comme président) pour un nouveau mandat. »

De loin plus « cool » que George W. Bush qui s’est essuyé les mains sur la chemise de Bill Clinton après avoir salué des survivants du séisme à Haïti, lors d’une tournée que les deux ex-présidents ont effectuée dans ce pays en mars 2010.

En février, une autre scène de Barack Obama tournait en boucle sur Internet, celle du président chantant « Sweet Home Chicago » aux côtés de Mick Jagger et des guitaristes B.B. King et Buddy Guy. C’était lors d’un concert organisé à l’occasion du « Black History Month », le mois commémorant les contributions de la communauté noire à l’histoire et à la culture américaines.
Il s’agit de la deuxième incursion musicale en un mois pour M. Obama qui, le 20 janvier à New York, avait entonné le langoureux tube « soul » d’Al Green Let’s Stay Together au théâtre Apollo d’Harlem où il participait à une réunion électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre.

Un président "détendu"...

Il n’y a évidemment pas que les vidéos d’Obama qui font le tour du Web. Des photos de lui, des plus sérieuses aux plus décalées, diffusées par son équipe sur Flickr, sont abondamment partagées sur les réseaux sociaux. Qu’il soit entouré des plus hauts responsables sécuritaires dans la « Situation Room » pour prendre la décision à haut risque de tuer Oussama Ben Laden au Pakistan ou qu’il soit en train de jouer avec un ballon de rugby, seul, dans son bureau, ou bien grignotant une tortilla avec sa femme Michelle, dans un ascenseur, ou encore saluant poing à poing, à la manière des rappeurs, un technicien de surface à la Maison-Blanche… toutes les photos sont à prendre.

Mais pour être vraiment « cool », il faut aussi savoir s’entourer de gens « cool ». Chose que Barack Obama semble avoir bien comprise. C’est en tout cas ce qu’on peut déduire du choix de son candidat surprise à la tête Banque mondiale : un rappeur futuriste répondant au nom de Jim Yong-kim.
Né à Séoul en 1959, Jim Yong-kim a été le premier Américain-Asiatique à prendre la tête d’un établissement de l’Ivy League, l’élite des universités américaines, en devenant président de l’université Dartmouth en 2009. C’est également un spécialiste des problèmes de santé publique. En 2011, il avait été filmé lors d’un spectacle étudiant, portant une veste de cuir blanche et chantant un rap des plus convaincants.

Extrait de la vidéo qui fait aujourd’hui les délices des internautes :

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