Mise à jour sur Amina

10 Juin

Depuis l’annonce de son arrestation, Amina Abdallah Arraf – la « Gay Girl in Damascus » – est devenu un vrai mystère. Qui est donc cette personne qui se cache derrière un faux nom et un faux visage? Est-ce qu’elle a été réellement été kidnappée? Existe-t-elle dans le monde non-virtuel ou bien est-ce un terrible et horrible coup de bluff?

Voilà les faits:

– Le compte d’Amina sur Facebook existe depuis 2009, donc bien avant le début des révoltes dans le monde arabe. Ceci veut dire en tout cas qu’elle n’a pas été créée dans le but de la propagande anti-Assad.  (Le compte vient toutefois d’être désactivé aujourd’hui).

– Rania O. Ismail, la « cousine » d’Amina, celle qui a annoncé sa disparition sur son blog, ne répond à aucune demande d’entrevue par la presse. La femme qui, sur Facebook, dit travailler en tant que « mère à temps plein », avait cependant accordé des entrevues par le passé à des médias occidentaux.

– Les photos postées par Amina sont en fait celles de Jelena Lecic, une Croate qui vit à Londres. Elle est apparue sur BBC est a assuré ne pas connaître Amina et n’avoir jamais entendu parler de son blog avant cette histoire.

– Les autorités américaines n’ont pas de données concernant Amina qui se dit syro-américaine. Le Département d’Etat tente toujours d’identifier l’auteur du blog afin de pouvoir faire pression sur le gouvernement syrien pour la libérer au cas où il s’est avéré qu’elle a véritablement été arrêtée à Damas.

– Sandra Bagaria, sa partenaire qui vit à Montréal et qui « connaît » Amina depuis plus de six mois, affirme ne jamais l’avoir rencontré, ni parlé au téléphone. Elles communiquaient entre elles via e-mail. Elle aurait reçu plus de 500 mails de la part de la blogueuse engagée.

– Personne qui connaît la vraie identité d’Amina ne s’est prononcé jusque-là… mais des activistes syriens disent qu’elle connaît trop de détails sur la Syrie pour ne pas être Syrienne…

Pour en savoir plus sur l’affaire Amina, voici quelques articles intéressants dans le Daily Mail, BBC et The Guardian

Le mystère reste entier donc. Entre-temps, il ne faut pas oublier qu’il y a 10 000 autres détenus dans les prisons syriennes qui se font torturer. Et ça, par contre, n’est pas un bluff.

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