Découvrez combien d’esclaves travaillent pour vous

18 jan

Après le « carbon footprint » et le « water footprint » – des sites qui vous permettent de mesurer votre bilan carbone et votre consommation en eau –, voici maintenant le « slavery footprint », un site qui évalue votre « empreinte esclavagiste ». En d’autres termes, vous avez la possibilité aujourd’hui de savoir combien d’esclaves travaillent pour vous à travers le monde, en fonction de votre mode de vie.

Pour faire le calcul, slaveryfootprint.org vous propose de répondre à une série de questions allant du général (âge, sexe, pays de résidence) au plus personnel (habitudes alimentaires et vestimentaires, le nombre de gadgets électroniques et de produits cosmétiques que vous possédez, etc.)

Avec chaque question, présentée sous la forme d’un tableau ludique, se glisse une information factuelle relative à l’esclavage moderne.
On apprend, par exemple, que 1,4 million d’enfants ouzbeks sont forcés de travailler dans les champs de coton. « C’est plus que le nombre total d’enfants scolarisés dans les écoles publiques de la ville de New York », est-il précisé.
Sur les bijoux, on apprend que les diamants ne sont pas les seules pierres à faire couler du sang. Les rubis sont sans doute le deuxième produit d’exportation de la Birmanie. Or les mines, contrôlées par le gouvernement, exploitent des travailleurs dans des « conditions terribles » et pour des salaires de misère.
Concernant le sport, on lit qu’en Chine, les confectionneurs de ballons de football travaillent jusqu’à 21 heures par jour. « Même le plus sévère des coachs américains ne demanderait pas ça à ses joueurs », indique le site.
Selon l’ONU, il y aurait près de 27 millions de personnes dans le monde qui vivraient en situation d’esclavagisme, c’est-à-dire que l’on contraint à travailler sans indemnisation ou presque, tout en les privant de leur liberté.

Lancé par une association américaine et le bureau de lutte contre le trafic d’êtres humains du département d’État américain, le site a pour but de sensibiliser les consommateurs à la question du travail forcé et de les inciter à être plus exigeants vis-à-vis des marques.

L’esclavage « est partout », a récemment affirmé au Huffington Post Justin Dillon, responsable du site. « On trouve ses traces dans chaque produit que nous consommons, précise-t-il. C’est une vérité à laquelle les gens doivent penser à chaque fois qu’ils font des achats et à chaque fois qu’ils regardent leurs enfants… », dit-il.

« Slavery footprint », également disponible en application mobile, vous encourage donc à passer à l’acte. Il vous suffit d’envoyer, en un clic, une lettre aux marques de votre choix, réclamant des produits plus « humains », plus responsables.

N. B. : J’ai eu un score de 46… Et vous ? Combien d’esclaves travaillent pour vous ?

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